Bernard De Wetter

Mon parcours professionnel est sans doute atypique. Emerveillé depuis toujours par les beautés de la nature et animé par la curiosité de découvrir, de voyager, j’ai commencé très tôt à sillonner le monde.

J’ai ensuite travaillé dans les Parcs Nationaux de plusieurs pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est, dont plus de deux années passées au Rwanda à diriger la lutte anti-braconnage au Parc National des Volcans, sanctuaire des fabuleux gorilles de montagne. Cette période a été suivie de nombreuses missions et séjours dans des régions aussi différentes que les Guyanes, les Antilles françaises ou l’Asie du sud-est, où j’ai eu le privilège de m’impliquer dans la conservation d’espèces aussi diverses que les tortues marines, les cétacés ou les primates.

Petit à petit, j’ai été amené à me spécialiser d’une part dans le domaine de l’information (je suis notamment auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages) et dans le domaine bien particulier de l’écotourisme (j’ai entre autres effectué plusieurs missions en Tunisie et au Sénégal dans le cadre du développement du tourisme dans les Parcs Nationaux de ces pays et j’encadre régulièrement des voyages de découverte de la nature organisés par le WWF).

Pour la nature, le tourisme peut être la pire des choses lorsqu’il est mené à grande échelle et sans aucun respect pour les richesses naturelles et culturelles des régions concernées. Mais des structures de tourisme bien conçues, bien gérées et qui respectent autant la nature que les hommes, peuvent par contre s’avérer des outils très efficaces pour mieux protéger, par exemple, de grands Parcs Nationaux. Le WWF l’a d’ailleurs bien compris : c’est pourquoi de nombreux projets de terrain du WWF incluent une composante « écotourisme » dans leur plan d’action.